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Le port du pantalon par les femmes, un combat de longue haleine

S’il est tout à fait banal de voir une femme porter un pantalon aujourd’hui, il n'en a pas toujours été ainsi. Il fut une époque où c’était choquant et même illégal qu’une femme porte un pantalon. Il a fallu des décennies de lutte pour que les femmes soient autorisées à porter librement un pantalon. Petit rappel historique.
Le port du pantalon par les femmes, un combat de longue haleine

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Pendant très longtemps, le pantalon a été un vêtement exclusivement masculin. A tel point qu’au tout début du 19e siècle, les autorités françaises avaient élaboré une loi interdisant le port du pantalon par les femmes. Cela était en effet considéré comme du « travestissement de femmes », chose qui était punie par la loi. A Paris, il fallait une autorisation de la préfecture de police pour qu’une femme s’habille en pantalon, et encore fallait-il qu’un certificat d’un officier de santé justifie une telle demande.

Pour braver une telle interdiction, il fallait des personnes courageuses. C’est le cas de George Sand, la plus célèbre féministe et écrivaine française du 19e siècle. Elle n’hésitait pas à bouleverser les codes établi, en s’habillant comme un homme et en s’affichant ainsi en public (cercles littéraires, spectacles). Plus qu’un désir de choquer, cette attitude n’était qu’une façon de dénoncer la discrimination faite aux femmes quant à l’habillement.


A sa suite, la féministe Marie-Rose Astié de Valsayre va porter le combat encore plus haut. Farouche militante des droits de la femme, elle n’hésita à demander expressément à l’Assemblée nationale de supprimer l’interdiction faite aux femmes de porter un pantalon. Face au silence des députés, elle écrit directement au préfet de police : « Considérant que : le costume féminin n'est possible que pour les femmes qui n'ont rien à faire, je vous préviens que dorénavant je m'habillerai en homme chaque fois que mes occupations le nécessiteront », plaide-t-elle. Joignant l’acte à la parole, elle brave l’interdit et porte des pantalons au vu et au su des forces de l’ordre. Hélas  elle ne parviendra pas à faire plier la législation avant de mourir.


Néanmoins d’autres féministes toujours plus engagées les unes que les autres vont continuer le combat : la peintre Rosa Bonheur, la psychiatre Madeleine Pelletier (première femme diplômée en psychiatrie en France), et surtout la sportive Violette Morris. Cette dernière, décédée en 1944, paya souvent cher son engagement. Exclue de la fédération sportive féminine pour « atteinte aux bonnes mœurs » à cause de son apparence, elle sera condamnée à une amende de 10 000 francs. « Le fait de porter un pantalon n'étant pas d'un usage admis pour les femmes », argumente le tribunal. Au cours de la deuxième moitié du 20e siècle, le port du pantalon va devenir de plus en plus populaire et la révolution culturelle aidant, entrer dans les mœurs.

Pour rappel, c’est seulement en 2013 que la loi française interdisant le port du pantalon par les femmes a été officiellement et symboliquement abrogée.    


Constant TAKOYA
Constant TAKOYA

Passionné d’écriture. Depuis 2010, je suis actif sur plusieurs sites et webzines dédiés à la poésie et à l’écriture en général. La cause féminine me tient beaucoup à cœur 

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