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Femmes leaders

Madame Sylvie BENISSAN-MESSAN,coordinatrice AWEP-TOGO est notre Queen de la semaine

AWEP (African Women Entrepreneurship Program) est un programme initié depuis 2010 par l’État américain, à l’endroit des femmes entrepreneures africaines afin qu’elles soient plus performantes en synergie. TogoQueens rencontre sa coordinatrice Sylvie BENISSAN-MESSAN, pour un entretien sur son parcours d'entrepreneure et l'organisation de prochain forum AGOA qui se tiendra du 08 au 10 août 2017 à Lomé.
Madame Sylvie BENISSAN-MESSAN,coordinatrice AWEP-TOGO est notre Queen de la semaine

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1- Quel est votre parcours d’entrepreneure ?

Mon parcours d’entrepreneure est multiple. D’abord je suis Consultante en communication marketing, je dirige une agence de communication marketing depuis plus de quinze ans dans la sous-région et un peu à l’extérieur aussi et en tant qu’entrepreneure de production c’est à mon retour de 2011 que j’ai formalisé totalement mon projet et moi je suis dans tout ce qui est textile, produit pour nouveau née, pour maman et produit corporelle de soin pour nouveau née et pour jeune maman pour retrouver la forme.


2- Quelles motivations vous ont poussé à vous lancer dans l’entrepreneuriat ?

D’abord parce qu’au démarrage nous avons été éduqué à aller dans les entreprises. Mais quand j’étais revenu d’Europe, la communication et le marketing n’étaient pas très usuels. Donc chaque fois que je parlais de « satisfaction du client, d’outils pour la mesure de satisfaction, des clients mystères et autres …. » les entreprises n’étaient pas prêtes .Donc je me rendait bien compte qu’autant elles n’étaient pas prêts à le faire au quotidien autant une fois en passant cela ne les déplaisais pas et surtout j’ai trouvé un très bon partenaire en zone anglophone (au Ghana et au Nigéria) qui me demandait de m’installer pour pouvoir travailler avec eux sur la sous-région francophone. C’est comme ça que l’histoire a démarrée.

3- Avez-vous eu à faire des sacrifices ?

Je ne connais personne qui quel que soit le métier ne fais pas de sacrifice. Allez demander à nos dames qui vendent au marcher le nombre de sacrifice qu’il faut faire pour que le commerce réussisse. Allez demander à l’artisan, au forgeron, au menuisier, le sacrifice qu’il a à faire. Allez demander à un prête, à un pasteur les sacrifices qu’ils font. Donc bien sûr en tant qu’entrepreneure, en tant que manager nous faisons des sacrifices. Mais la chance, c’est quand on fait quelque chose qu’on aime énormément, on n’appelle pas cela sacrifice, on appelle cela challenge.


4- Selon vous, qu’est-ce qu’une femme dirigeante apporte en plus dans une entreprise ?

Elle apporte ce qu’elle est. En fait, je ne pense pas que ce soit le sexe qui l’élément important. Les reconnaissances des éléments qui sont liées à son sexe. Un homme s’est qu’il apporte une certaine carrure et une certaine autorité et il  lui faudrait apprendre à modérer cela.
Une femme apporte une certaine dose de douceur et de compréhension ; Elle doit apprendre à modérer cela aussi pour que son entreprise marche. Mais ce qu’une femme apporte dans le pays à une entreprise, c’est qu’elle permet à d’autre jeune fille de se dire : Je peux le faire aussi. Dans le management je ne crois pas que le sexe soit une valeur si dominante, mais je crois que l’exemple que nous donnons, nous les femmes en Afrique va permettre à beaucoup de jeune fille dès le jeune âge de pouvoir s’ancrer dans l’entreprenariat et dans l’initiative privée. 


5- Femme, mère et entrepreneure, est-ce compatible selon vous ?

Cela a été compatible depuis des millénaires. Et au Togo les Nana Benz nous ont prouvé que la compatibilité est source de succès. Surtout la femme apprend à l’enfant d’apprendre le métier de ses parents.  On le découvre comme une valeur cardinale. Tous les enfants mêmes s’ils doivent aller travailleur exceller dans le métier de leur parents. Voilà l’une des vertus que nos ancêtres nous ont transmises et je pense qu’il faut que nous le transmettions aux générations à venir. Désormais tout enfant doit s’associer pour maîtriser le métier de base son papa.  Cela enrichit. Nous sommes dans un monde où on doit faire deux ou trois métiers pour vivre. Dont on a intérêt à y mettre le métier du papa ou de la maman en plus. 


6- Lomé accueillera le prochain Forum annuel de l'AGOA (African Growth and Opportunity Act) du 08 au 10 août. Quel sera le thème de ce forum?

Le thème pour notre partie du forum c’est construire la prospérité ensemble. Parce que depuis 2000 que ce traitée Agoa a été signé Nous les africains qui arrivons à en faire un succès travaillons ensemble. Donc nous au Togo dans la sous-région en Afrique sud sahélienne, nous avons décidé que pour les sept années qui nous restent pour le présent forum, nous allons travailler énormément sur le vivre et le travailler ensemble, sur la gestion d’ensemble comme outil de prospérité. Surtout au Togo nous les AWEP avec l’ensemble des acteurs économiques   allons en faire  un axe de développement. Ce que je ne sais pas l’autre sait. Il peut le faire mieux que moi. Apprenons à partager, surtout à partager gagnant gagnant. On a toujours pensé que vivre ensemble  implique que l’un soit perdant. C’est l’art du gagnant gagnant qui est notre base de fonctionnement désormais.

7- L'AGOA accueillera 38 pays et une forte délégation on parle de 1000 délégués. Est-ce votre 1ère fois d'organiser un aussi grand forum? Comment gérez-vous le stress?

 Mon métier, c’est de faire la communication marketing, donc d’organiser des activités pour les clients. C’est ce qui ma chance. Je suis donc capable de gérer tranquillement ce stress. La difficulté consiste à faire travailler autant de personne ensemble. Mais nous avons tous une chance formidable sur ce forum. Tant pour le secteur privé, pour Awep, pour la partie ministérielle, la Présidente Madame EKUE  a mise en place une synergie dès le départ qui nous pousse tous. Donc aujourd’hui le travail est partagé. Il y a toujours quelqu’un à minuit pur accompagné le boulot. Cela reste un challenge mais nous ensemble donc on va y arriver.


8- Quelles sont vos attentes du forum AGOA 2017 pour les femmes entrepreneures togolaises? 

D’abord, pour le moment et cela reste encore le cas, nous ne comprenons pas que nous devons être dans le forum. Nous pensons que le fait de payer 125Dollars, c’est trop chère et sue nous n’allons pas y arriver. C’est l’une des raisons pour lesquelles nous devons apprendre à travailler ensemble. Moi j’aurais souhaité que les corporations décident d’un délégué et cotisent. A cinquante, ce montant devient petit pour envoyer pour chaque corps de métier pour être entendre et partager avec les trente-huit pays, quel que soit son métier, ça ne peut pas inutile pour une fois qu’un forum s’adresse aux acteurs économiques. Il n’est pas encore totalement trop tard mais il est vraiment que nous nous levons et que nous nous approprions cet univers qui nous serait intéressant sur le futur.

9- Comment intégrer le réseau des femmes entrepreneures AWEP-TOGO? 

C’est tout simple. Il faut d’abord avoir une entreprise légalement installée. Secundo, produire. On vient donc à la première visite avec ses produits et c’est là où nous sommes un tout petit peu regardant. Nous voulons des produits de qualité et des produits où le producteur s’est battu sur le packaging, sur label en allant voir ITRA, INH pour les analyses, qui est capable de penser à s’améliorer a quotient dans une bataille féroce pour qu’ensemble nous puissions gagner et avoir la chance d’atteindre  le niveau de l’exportation de masse qui est notre objectif commun. Donc être Awep est vouloir être capable de tout cela. On ne vient pas à Awep demander ‘’qu’est-ce que je vais gagner ?’ La première chose qu’on doit entendre d’une Awep c’est , ‘’ Questel que je mets pour le résultat collectif ?’. 


10- Comment voyez-vous votre avenir ? Avez-vous le sentiment d’une marge de progression possible ?

Celui qui ne progresse plus est dans la tombe. Même sans s’en rendre compte on progresse tous les jours. La progression est encore énorme. Avec ce forum, j’apprends tous les jours, avec les dames Awep j’apprends tous les jours. Et aujourd’hui nous allons recevoir les délégations des chapitres Awep d’Afrique et même des chapitres qui ne viendront pas vont envoyer des mandats. Nous démarrons donc toute une histoire Awep d’apprentissage, de convivialité, de vie entre sœur Awep qui va nous faire découvrir des merveilles. Au contraire, la seule chose que mon métier d’enseignante en communication à l’université m’a apprise est que je partage avec mes étudiants, c’est que celui qui veut savoir ne peut jamais cesser d’apprendre. Tous les jours, Chaque fois qu’on met un pied sur un caillou on est en train d’apprendre, à chaque  fois  qu’on boit de l’eau on est en train d’apprendre alors moi je vais continuer par apprendre jusqu’à mon dernier souffle.

11- Quels conseils ou mises en garde donneriez-vous aux femmes actives qui souhaitent réussir dans le milieu professionnel en tant qu’entrepreneure ?


On peut réussir un tout petit peu tout seul. On va réussir beaucoup l’lorsqu’on s’associe. Mais on ne va pas s’associer parce qu’on s’aime bien. On s’associe avec des garde-fou juridiques de compétence. Dès qu’on veut s’associer avec quelqu’un allez chez l’avocat, allez chez le notaire, mettez sur papier et respectez vos règles fixées. Les associations les meilleurs échouent quand l’argent arrive. L’argent est un moyen l’argent n’étant pas une fin en soi, que l’argent suive le même circuit pour aller chez l’avocat pour les partages. Nous allons réussir dans ce cas nos collaborations et nos partenariats.

12- Un conseil pour les femmes qui hésitent à se lancer ?

Se lancer c’est d’abord découvrir qu’on a une cible. Donc il faut d’abord chercher vers qui voudrais-je faire une activité ? Quel produit service voudrais-je leur proposer ? Qui sont ceux qui sont en train de faire ce service ? Et le marcher, le premier marcher que nous devons viser, nous togolaise, c’est la CEDEAO. 350 Millions d’habitants ! S’il vous plait ! De l’or dans nos mains que chacun vient piocher sauf nous les habitants de la sous-région. Je propose à chacun que quel que soit ce que nous avons à faire, nous arrivions à nous approprier notre petit bijou. La CEDEAO a 350 millions d’habitant. On ne peut pas échouer quand on a cette vision.


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